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1- la rupture en lineaire dans la grande distribution Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrateur   
20-03-2007

Au regard du tableau ci-dessous, l’on peut remarquer que les taux de ruptures en linéaires peuvent varier entre 6.5 % (pour l’épicerie fine) et 17.7 % pour les surgelés. De même, l’on peut supposer qu’au sein d’une même catégorie de produits, il peut y avoir des écarts importants en terme de disponibilité de produits.

Il s’agit alors de rappeler que la rupture en linéaires peut avoir comme principale raison un problème chez le fournisseur. Néanmoins, il faudra distinguer dans cette catégorie des produits alimentaires :rupture lineaire

1- Les produits à faible rotation : c’est le cas par exemple des fruits secs et des légumes secs, pour lesquels en moyenne il n’y a besoin d’effectuer qu’un seul réassort tous les jours. Ce sont des produits qui ne sont pas à forte valeur ajoutée et qui sont, en général, considérés comme peu « impliquants » par le consommateur. L’intérêt recours au juste-à-temps pour ce type de produits apparaît seulement dans l’optimisation de la gestion des stocks et donc dans les gains financiers qu’il procure.

2- Les produits à forte rotation : c’est le cas de produits considérés comme « impliquants » par le consommateur, par exemple l’eau, l’épicerie sucrée ou de produits à forte saisonnalité (surgelés,…). Ce type de produits nécessite de nombreux réassorts chaque jour. Ici, l’enjeu est de taille : c’est pour ce type de produits que le consommateur, s’il ne trouve pas ce qu’il cherche, peut effectuer un report d’achat ou changer d’enseigne.

3- Les produits frais* : ici le recours au juste-à-temps apparaît comme étant une nécessité. En effet, de par les contraintes que ces produits ont en terme de sécurité, les enseignes de la grande distribution se doivent de les avoir en linéaires au bon moment. Prenons le cas de fruits à forte saisonnalité comme les fraises : si par exemple le chef de rayon met à disposition du consommateur toute la livraison qu’il a reçu, il sera sûr, qu’au vu des conditions de conservation de celles-ci, une bonne partie de sa marchandise sera perdue à la fin de sa journée, ce qui se traduira par une perte sèche pour le magasin. C’est le témoignage d’un chef de secteur produits frais : « De fait, les fraises bougent très vite à la chaleur ambiante, de 20 à 22 °C, et Bruno Nicholle préfère ramener quatre colis à chaque réassort que dix, même si tous sont arrivés le matin dans le même camion ! ». Pour répondre à cette contrainte et pour éviter les ruptures en linéaire, une technique simple a été mise au point : laisser toujours un employé dans le rayon qui observe et communique à ses collègues qui se trouvent en réserve les produits nécessitant un réassort : « Ce système est concluant à tous les niveaux, insiste Bruno Nicholle, tant en rapidité qu'en réactivité par rapport aux ruptures ».

*: Source : Magazine Points de Vente N° 807 du 03/05/2000 « Des réassorts rapides grâce au portable », Luc Maréchal

Dernière mise à jour : ( 02-05-2007 )
 
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