|
|
|
Le concept de l'epine dorsale et la supply chain |
|
|
|
|
Écrit par Administrator
|
|
04-11-2006 |
Soumises à de fortes pressions « délai » de la part de leurs clients, nombre d’entreprises mesurent leur « ratio de tension de flux » et constatent la faible part de valeur ajoutée de leur processus industriel. Les opérations administratives, les poses / reprises, les attentes, les lots de fabrication, les contrôles, les manutentions et autres déperditions constituent souvent l’essentiel du délai. Les flux, tant d’informations que produits, sont discontinus et conduisent à un temps de traitement de commandes inacceptable.
Challenger sur la qualité de service et la réduction de coûts, ces entreprises mènent régulièrement des actions ciblées pour posséder un réel avantage concurrentiel en terme de délai et de ponctualité. Elles veulent totalement maîtriser leur Supply Chain mais cherchent des solutions simples, concrètes et économiques pour aller au-delà des résultats acquis. Pas question de s’engager dans de gigantesques projets mêlant informatique et autres systèmes complexes, dont l’issue n’est pas garantie et dont les coûts d’exploitation se révèlent souvent exorbitants.
Le concept d’ « épine dorsale » proposé par Chorège vise à organiser structurellement le processus de traitement de commandes afin de le rendre capable d’un délai cible et à le piloter opérationnellement afin d’en réduire la variabilité et d’obtenir concrètement les résultats attendus.
Comment se décline ce concept ? Tout d’abord une courte définition. On appelle Epine Dorsale l’ensemble des activités choisies s’inscrivant dans le délai client. En conséquence de quoi, les activités retenues, tant administratives qu’industrielles, sont rigoureusement réalisées à réception de commande. Si une seule phrase suffit à définir l’épine dorsale, le concept dans son ensemble s’appuie sur 4 principes fondamentaux dont seule une parfaite application conduit à un excellent taux de service.
Ø 1er principe : La visualisation très concrète et terrain de cette « épine dorsale » moyennant une compréhension parfaite de sa définition est un préalable fondamental. Partagé entre ambition et réalisme, il faut choisir de façon réfléchie les activités qui s’inscrivent ou s’inscriront dans le délai client.Ø 2ème principe : Le découplage. Les activités qui « ne rentrent pas » dans l’épine dorsale doivent être découplées, c’est-à-dire sorties du champ d’appréciation direct et immédiat des clients. Ce découplage doit être très réel et prendre la forme de stocks (dits de découplage) et non pas d’en cours pour en assurer une gestion maîtrisée (couverture, rupture, mode de pilotage, paramétrage associé et supervision périodique)Ø 3ème principe : Robustesse = FFS. Il est également essentiel de prendre en compte la réalité « non parfaite » des entreprises en vérifiant la robustesse de l’organisation tant physique qu’administrative. On doit s’assurer que l’épine dorsale est FFS (Fiable, Flexible et Sur-capacitaire). C’est une condition indispensable au résultat. Fort de ce principe, une activité non FFS ne doit pas faire partie de l’épine dorsale.Ø 4ème principe : La Supervision conditionne enfin l’obtention réelle et quotidienne d’une Qualité de Service irréprochable. Cette supervision opérationnelle (décomposée en 6 niveaux) fondée sur des horizons eux-mêmes découplés mais cohérents permet d’assurer la nécessaire adéquation charge / capacité et le pilotage concret de l’entreprise afin de satisfaire pleinement les clients (piloter = mesurer + décider + agir). L’épine dorsale est pilotée par les commandes mais la capacité de l’entreprise ne doit jamais limiter la demande.
 epine dorslae dans la supply chain
Les perspectivesFort d’une épine dorsale capable et supervisée, l’entreprise est structurellement en mesure de tenir ses engagements. Ses clients régulièrement bien servis peuvent alors confirmer la parfaite maîtrise de la supply chain.Cette segmentation de l’organisation physique (flux aval à la commande avec une orientation « service » et flux amont fournisseur avec une orientation « coûts ») a d’importantes conséquences sur les métiers et sur les profils de management associés. Elle offre de plus de très nombreux avantages (non développés ici) susceptibles d’accroître encore la performance vue des clients mais surtout la productivité de l’entreprise.Quelques exemples de réalisation et de résultats concretsDepuis 13 ans, de très nombreuses entreprises industrielles ont mis en œuvre avec succès ce concept d’épine dorsale. Qu’elles soient de tailles internationales ou des PME locales, elles ont toutes obtenus d’excellents résultats pour la plus grande satisfaction de leurs commerciaux mais surtout de leurs clients. Sans les nommer directement, on peut cependant signaler qu’en tant qu’acteurs industriels majeurs dans des domaines d’activité très variés, elles ont réalisé en 6 à 12 mois d’importants gaps de performance et retrouvé la sérenité :Ø délais clients réduits de 10 à 4 semaines en 4 mois à stocks et en-cours identiquesØ ponctualité portée de 50% à 95% à J en 6 moisØ productivité accrue de 40% en 10 mois simultanément à une division par 4 des cycles de fabricationØ expédition sous 24 heures de produits fabriqués en express avec une division par 2 des valeurs d’exploitation Ø délais divisés par 2 pour des produits à options / variantes dans un contexte fortement saisonnier. Publié par : Daniel Blanc (Chorège Consultants)
|
|
Dernière mise à jour : ( 27-12-2006 )
|
|
Titres Flash
Depuis peu l'optimisation de la supply chain financi?re est devenu un facteur d?terminant pour la r?duction des co?ts dans les grands groupes. Elle permet de r?duire 4 types de co?ts. 1. pas de co?ts papier et pas de co?ts d'affranchissement pour l'?metteur
2. diminution du co?t de traitement pour le r?cepteur (surtout en EDI)
3. acc?l?ration du temps de traitement des factures
4. tra?abilit? compl?te des factures
S?approvisionner ou d?localiser dans les pays ? bas co?ts de main de d?oeuvre s?av?re parfois moins ?conomique que pr?vu. En effet les surco?ts provoqu?s par des retards ou des arr?ts intempestifs de livraison li?s ? l??loignement g?ographique ou au manque de savoir faire locaux peuvent tr?s vite annuler les gains financiers obtenus gr?ce au prix d?achat ou au co?t local de production unitaire tr?s bas..
Les directeurs d'achats utilisent de plus en plus les nouvelle technologies pour r?duire les co?ts. Citons entre autres, l'echats, l'esourcing et l'eapprovisionnement qui sont les plus utilis?s en la mati?re.
Les r?sultats du vote sur la question "l'optimisation de la supply chain permet de r?duire les co?ts de combien?" la plupart d'entre vous estime que la r?duction est autour de 10 ? 20%. Plusieurs enqu?tes concernant l'utilisation des logiciels d'optimisation de la supply chain montrent sa difficult? ? percer dans les entreprises mettant en cause leurs performances. Parmi les nombreuses personnes interrog?es, la majorit? consid?re que les implantations supply chain n'ont pas fourni les b?n?fices esp?r?s. Seuls 4 % avouent avoir obtenu exactement ce qu'ils demandaient et si ce chiffre est le double de celui constat? en 2004, il sugg?re n?anmoins que la plupart des entreprises sont sceptiques quant ? la performance de leur syst?mes supply chain.
|